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L’Oreille : Deluxe

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oreille deluxe



Signé sur le label Chi­nese Man records, Deluxe a pub­lié un pre­mier EP promet­teur, «Pol­ish­ing Peanuts», en forme de melt­ing pot musi­cal où le hip-​hop, le funk, l’electro et bien d’autre se retrou­vent gaiement dans un joyeux bor­del organ­isé. 6 musi­ciens à mous­tache qui représen­tent, si ce n’est la hype musi­cale, une vision mod­erne de l’amour du son. En atten­dant l’album, le groupe tourne en solo, après avoir fait ses armes auprès de Chi­nese Man. Ren­con­tre et ses­sion d’écoute de luxe.

Elec­tro Deluxe, Hopeful

Hopeful by Electro Deluxe on Grooveshark

C’est Marc Dor­cel ça non ? C’est un groupe qu’on aime beau­coup, on les a ren­con­tré plusieurs fois de manière un peu éparse, le sax­o­phon­iste d’un côté, le trompet­tiste de l’autre. Pour la petite his­toire un jour on est allé faire un fes­ti­val et les organ­isa­teurs nous ont don­nés cha­cun un pass, avec les nom d’Electro Deluxe. Après avoir trouvé notre nom on a pensé à eux, c’est très bien ce qu’ils font, on adore.

Elec­tro Deluxe fait par­tie de vos sources d’inspirations ?

Il y a des ressem­blances en ter­mes de style, mais nous on vient tous d’univers musi­caux dif­férents donc on mélange toutes nos influ­ences. Cha­cun amène son truc. Il y a quelques albums qu’on a en com­mun, Maceo Parker, Beat Assailant, The Roots… En soirée, celui qui choisit la musique, c’est celui qui arrive à pousser les autres, ou le plus bourré.

fDeluxe, Sanc­ti­fied

Sanctified by fDeluxe on Grooveshark

Prince, on adore (fDeluxe est un groupe formé par les musi­ciens qui ont par­ticipé au pro­jet The Fam­ily de Prince, dans les années 80, ndlr). On l’a vu au grand jour­nal il y a un moment… il com­mence à se faire vieux. On n’a pas trop écouté ses nou­veaux titres, on ne suit pas trop les actu­al­ités. On le respecte énor­mé­ment, mais il ne nous a pas vrai­ment influ­encé, sa musique est très particulière.

Chi­nese Man, I’ve got that Tune

I've Got That Tune by Chinese Man on Grooveshark

On était tous au lycée quand on écoutait ça, en mode yeah, c’était une très chou­ette décou­verte à l’époque. C’est assez fou, ils vien­nent de Mar­seille, nous d’Aix-en-Provence, donc on a eu la chance de les ren­con­trer il y a un bout de temps. On a beau­coup joué dans la rue, c’est comme ça qu’on a ren­con­tré Zé Mateo, le dj, on a bien accroché parce qu’on avait les mêmes références musi­cales. Un jour on fai­sait une soirée et il nous a dit qu’on devrait faire une maque­tte, il avait capté qu’on venait tous d’univers dif­férents, à la base on fai­sait des trucs vache­ment punk-​funk, et il nous a dit d’essayer de mélanger tout ce qu’on savait faire. On a fait une ébauche de ce qui est main­tenant Pol­ish­ing Peanuts et on leur a présenté la maque­tte, ils ont bien accroché et nous ont pro­posé de faire un truc avec eux, ça s’est fait comme ça. On a fait quelques dates avec eux, ça nous a donné de l’exposition, on ne jouait que dans des petites salles dans le sud, dans la rue. C’est un bon pied à l’étrier, ils ont su nous faire con­fi­ance et on leur a bien rendu. Main­tenant on rem­pli des salles à Paris.

Vous n’avez pas peur que les gens vous asso­cient trop à Chi­nese Man ?

Ils font bien la dif­férence, on est dans une for­ma­tion com­plé­ment autre, et le prochain album va nous per­me­t­tre de nous émanciper un peu plus. C’est vrai qu’avec un Ep et cinq morceaux tu peux avoir du mal à te dire que c’est un groupe, tu ne sais pas trop. Avec l’album on verra plus notre univers. Ce qui ne nous empêche pas de tra­vailler en col­lab­o­ra­tion avec Cinese Man. On a un feat avec Tai­wan MC, et même quand ils on sorti Rac­ing With the Sun, on est musi­ciens aussi donc on a prêté notre oreille. C’est impor­tant d’avoir des avis extérieurs, ils sont venus surtout vers la fin de l’enregistrement pour écouter ce qu’on avait fait, nous aigu­iller… Cela dit, on nous a déjà dit qu’on son­nait comme Chi­nese Man, pour­tant ils n’ont jamais mis les mains dans le cam­bouis, ça a tou­jours été une volonté de notre part de bien départager les deux choses.

Beat Assailant, I Like Cash

I Like Cash by Beat Assailant on Grooveshark

Grosse influ­ence pour nous, surtout Hard Twelve, c’était une armée en live, douze musi­ciens, c’était génial. Et on aime aussi ce qu’il fait main­tenant mais c’est dif­férent. Il a été vache­ment impor­tant pour nous parce que c’était vrai­ment le pre­mier gros feat sur l’album, c’est une star, on était comme des gosses quand on l’a ren­con­tré. On était à un fes­ti­val dans le sud, on fai­sait sa pre­mière par­tie, on trem­blait… il est venu à côté de la scène est il a regardé tout le con­cert et après, il est venu nous féliciter. On cher­chait quelqu’un pour l’EP, il nous a dit de lui envoyer le morceau, ce qu’on a fait sans trop y croire et il a répondu. On a eu de la chance. Et depuis on est devenu amis, on reste en con­tact. On aimerait bien avoir un rappeur en tournée.

Pho­tos © Clé­ment Halborn

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