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on revient bientôt

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Après quelques mois de jachère, nous sommes en train de tra­vailler sur une nou­velle ver­sion du site, avec un nou­veau con­cept éditorial.

Rendez-​vous en septembre !

D’ici là, retrouvez-​nous sur FACE­BOOK, INSTA­GRAM et TWIT­TER.

Retrou­vez RZOM (aka Antoine) sur The Back­pack­erz et Dr Groove (aka Noé) sur Gon­zaï.

Pour toute cor­re­spon­dance :
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Coup­dor­eille — 3, rue des Tru­illes 92140 Clamart

Ci-​dessous, de quoi passer un agréable été.

Bisous.

Sol­i­days : +33 6 02 50 ** ** sam. 27 juin 03:14 « C Mar­tin plus de bat­terie, vs êtes où ? Retrouvez-​moi sous l’arbre »

Arbre à Néons

Vous le sen­tez cet air de déjà-​vu ? Alors c’est que vous êtes un fes­ti­va­lier, un vrai, et que, comme Mar­tin, vous avez com­pris que LE spot pour se retrou­ver aux Sol­i­days, c’était ce fameux arbre, l’arbre à néons. Atten­tion, des couleurs vives qui volent ça attire les drogués.


Facile­ment iden­ti­fi­able, peu importe l’heure de la journée, de la nuit, et le taux d’alcoolémie, il est égale­ment savam­ment placé puisque c’est la pre­mière chose (après un bar) sur laque­lle on tombe dès l’entrée. C’est d’ailleurs là qu’on se retrouve avant d’aller boire une bière en atten­dant Biga*Ranx. Moral­ité : on aurait mieux fait de rester boire des bières parce que le petit blanco à la voix de gros renoi arrête le set au bout de 3 ou 4 chan­sons. Vic­time de mul­ti­ples inci­dents tech­niques, il a préféré, ou été con­traint de, jeter l’éponge. Dom­mage. En 2010 Archive était revenu finir le con­cert après une coupure d’une ving­taine de min­utes sur cette même scène. Show must go on, comme chan­tait Kayne West, euh Fred­die Mer­cury, pardon.

Bigga

[Pas si gangsta que ça finalement]

On décide donc de retourner au bar atten­dre Izia, et fort heureuse­ment pour nous, c’est le bar qui nous attendait.

Bar

[Je crois que le mec à gauche a peur que sa femme décou­vre la vérité sur ce qu’il appelle « aller aux Solidays »]

NDLR : Pour se retrou­ver, un « bar de référence » ne peut être qu’une bonne solu­tion, l’attente est tou­jours moins longue avec une bière. Nous avons donc jeté notre dévolu sur celui côtoy­ant la « fri­terie moto », entre les scènes Paris et Bagatelle.

MarieGala

[Elles ont la frite on dirait…]

Izia nous bal­ance donc son show, c’était (plus) calme et (moins) effi­cace (que d’habitude). La petite Higelin en aurait-​elle marre de courir et de gueuler partout ? C’est pour­tant ce qu’aimaient ses fans de la pre­mière heure, il est bien loin le temps où son album sem­blait tout droit sorti d’une cave et elle, d’une lionne sor­tie de cage.

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[Si j’étais son papa elle aurait pas le droit de met­tre une robe si courte, mais si j’étais son papa je serais pas en train d’écrire cet article]

Pen­dant ce temps, certain(e)s appré­cient le con­cert depuis la mon­strueuse queue qui s’est for­mée à l’entrée et à la fouille, il est temps de par­tir les chercher. C’est alors que je les aperçois pour la pre­mière fois : Aladdin et Abu. Pra­tique pour se faire repérer de loin ! Si moi aussi j’avais enfilé un ani­mal au bout d’un bâton, je n’aurais peut-​être pas raté Car­a­vane Palace en allant chercher les retardataires.

Singe

[j’ai tou­jours su que leur rela­tion n’était pas platonique]

Retour à la case bar pour le con­cert d’Asaf Avi­dan. Je me suis con­tenté de shooter sans franche­ment écouter, j’ai surtout croisé les doigts pour qu’il ne nous oblige pas à nous allonger un quart d’heure par terre comme la dernière fois. Et, soyons hon­nêtes, quand on l’a vu une fois, on n’est pas obligé d’être atten­tif les suivantes.

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[Faut dire qu’il a le mérite de bien choisir ses musiciennes]


S’ensuit le dilemme The Dø ou The Avener. Ne con­nais­sant pas des masses le DJ frenchie qui monte, je prends la deux­ième option, aussi parce que le Dôme se trou­vait sur le chemin pour ranger le matos photo dont je comp­tais me débar­rasser pour la nuit élec­tro. Grosse décep­tion, je pars après 3 chan­sons sans même atten­dre « Fade Out Lines ». D’après mes sources, c’était plus réussi du côté de The Dø.

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[« Fade Out Avener »]

Tout juste de retour pour le début de Paul Kalk­bren­ner, ou « Paul K » pour les intimes (= 100% de la généra­tion Y). Par­faite tran­si­tion en jour et nuit, et divi­sion de la moyenne d’âge par deux au pas­sage. C’était à faire au moins une fois, même si ça devait être mieux avant qu’il se retrouve à jouer devant 80 000 per­son­nes. Le plus dur reste sans doute ces hordes d’ados à peine pub­ères qui gueu­lent dans tous les sens. À mon époque, ça ne se serait pas passé comme ça ma petite dame.

PaulK

[« Pho­tographié avec l‘Iphone 6 »]

La nuit avance et il com­mence à devenir impor­tant de ne pas se per­dre. Bien que le réseau soit moins sat­uré la nuit, les télé­phones se retrou­vent les uns après les autres à court de bat­terie, ce qui rend la mis­sion de se retrou­ver un poil plus com­pliquée. Avan­tage cepen­dant, la moitié du fes­ti­val est fer­mée et les 34 du pub­lic par­tis, ce qui rend les recherches « à l’aveugle » beau­coup plus effi­caces. Vos chances de repérer un vis­age connu sont beau­coup plus grandes, que ce soit les per­son­nes avec qui vous êtes venu ou une ren­con­tre totale­ment hasardeuse.

On prof­ite d’une baisse de l’attente à Silent Disco pour aller essayer, on con­nais­sait le principe mais pas le résul­tat. Super sur­prise, finale­ment on n’a jamais autant prof­ité de la musique pen­dant le fes­ti­val que dans ces casques, et leur nom­bre lim­ité per­met d’être for­cé­ment tran­quille pour se lâcher sur le dance­floor. Bon, Il faut quand même être prêt à bouf­fer du gros son commercial.

MarieSilentDisco

[« Pho­tographié avec l‘Iphone 6 »]


La nuit se finit avec la douce élec­tro de Worakls, l’excellente décou­verte du week-​end, si bonne que j’en ai oublié ce qu’a donné Joachim Pas­tor qui clô­tu­rait ce pre­mier jour. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’on est tous ren­trés ensem­ble, et sans avoir à passer par « l’arbre ». Après le con­cert vrai­ment pas fou de The Vac­cines et un pas­sage obligé au bar, on com­mence vrai­ment le samedi avec Xavier Rudd qui nous a mar­qués, autant par son cha­peau et son bat­teur papou que par le manque de pub­lic… Tant pis pour les autres.

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[Moi aussi si j’avais un physique comme le sien j’aurais percé dans la musique]

En chemin pour Brigitte, je prends con­science du nom­bre de per­son­nes qui, de peur de se per­dre, se trim­bal­lent en cos­tume ou por­tent un dra­peau. Il y en a telle­ment que c’en devient ridicule et inef­fi­cace, en tout cas, je peux vous dire que les Bre­tons étaient in da place.

Mix

[Un bracelet de la fête de l’huma (donc de l’année dernière) et une capote sur la tête ? La licorne en a trop pris]

En arrivant devant IAM, je tombe à nou­veau sur un Indien, d’Amérique cette fois. Je ne sais pas pour ses potes mais moi, je l’ai ensuite repéré sans dif­fi­culté pen­dant tout le fes­ti­val. Et IAM c’était cool, ok « Mar­seille, Mar­seille, on t’en-cule », mais c’était cool quand même.

Indien

[Sse-​cla]

IAM4

[Le stand Coca n’est pas loin, impos­si­ble de savoir si Akhen­aton y est pour quelque chose]


Range­ment de matos. Elec­tro Deluxe envoie du gros bois. Les tex­tos arrivent et par­tent de manière totale­ment aléa­toire, m’empêchant de retrou­ver les autres. Putain de réseau. Je les rejoins juste à temps pour Die Antwo­ord (Merci de m’écrire ce nom phoné­tique­ment, vous avez trois heures). Et là, je ne rêve pas, ce barré de Ninja (le chanteur ndlr) débar­que en cos­tume de… Pikachu ! Si ça se trouve, le mec se balade incog­nito depuis deux jours et je ne l’ai pas repéré. Dieu merci, il retrouve vite une tenue nor­male et la nuit élec­tro com­mence en beauté, au sens fig­uré évidemment.

Pika

[Ah non, ça c’était pas lui]

Ça fai­sait un moment qu’on n’arrivait plus à join­dre Mar­tin et on se dirigeait vers Infected Mush­room quand la nou­velle s’affiche sur l’écran de mon téléphone :

+33 6 02 50 ** ** sam. 27 juin 03:14 « C Mar­tin plus de bat­terie, vs êtes où ? Retrouvez-​moi sous l’arbre »

Demi-​tour, vous con­nais­sez la suite. On arrive un peu à la bourre pour Infected Mush­room mais, sérieux, Tribal Tive Sound l’année dernière, c’était vache­ment mieux dans le genre.

Dimanche, on voulait voir Mori­arty, mais ils étaient pro­gram­més à 16h, juste avant un trou d’une heure, franche­ment faut avoir égorgé des cha­tons dans une autre vie pour mériter ça. Du coup, on les a pas vus et on a com­mencé avec Yelle, c’était bien pen­dant les quelques morceaux qui bougeaient et pour le duo de batteurs.

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[Yelle aurait-​elle aussi mis un déguisement ?]

Drapeau

[Oh, mais qui je (re)vois là ?]

Puis on a tenté Faul & Wad Ad à la Green­room. On a bravé la foule et la pous­sière pour se rap­procher de la scène et espérer enten­dre quelque chose. On n’entendait tou­jours rien et on ne pou­vait plus respirer, on s’est barré.

Faul

[C’est une manie de vouloir nous allonger par terre tout le temps ?]

Même échec du côté de Chi­nese Man, on rebrousse chemin voy­ant qu’on ne pou­vait même pas attein­dre la butte qui mène à Bagatelle. Par con­tre, on voit quelqu’un qui a trouvé le bon spot pour se faire repérer au milieu de cette marée humaine.

Foule

[Si si, là, au milieu]

On va se con­soler devant Brodin­ski qui nous fait presque oublier qu’il est 20h et pas 4h du mat’, c’est d’ailleurs claire­ment à cette heure qu’il aurait dû être programmé…

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[On voy­ait plus ses chaus­sures que son vis­age alors…]

On enchaîne bien trop rapi­de­ment avec Fakear, déjà parce que le con­cert com­mençait à 21h15 (Wtf les gars ?? Tous les con­certs com­men­cent à pile mais pas celui là ?!), ensuite parce que c’était pas franche­ment de la folie, dis­ons bien mais pas top. Au moins, on a pu par­tir tôt pour le con­cert de clô­ture de Parov Ste­lar, mais pas avant d’avoir vu ce type (cher­chant ses potes ?) qui, tel Icare, s’est fait éclater la gueule par les vig­iles, brûlé les ailes en voulant voler trop près du soleil.

Gilet jaune

[« Qui fait le malin tombe dans le ravin »]

Ah et Parov Ste­lar ? C’était bien, comme la dernière fois, et celle d’avant, et celle d’encore avant, et celle…

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[Ils feraient bien de ne jouer que leurs anciens morceaux quand même…]

ENCORE PLUS DE PHOTOS

Une soirée Mid­night Spe­cial en apesanteur

L’Ataraxia ou la tran­quil­lité de l’âme a posé ses valises au point Ephémère ce ven­dredi 5 juin. La soirée était estampil­lée Mid­night Spé­cial Records, label indé à l’esprit famil­ial dont les artistes sont aussi tal­entueux que promet­teurs. Au pro­gramme : Kim, Cléa Vin­cent, Michelle Blades et pour finir, This is Avalanche. Une affiche plutôt alléchante.

Les deux pre­miers com­pères, Kim et Cléa Vin­cent, ne sont plus à présen­ter. Tous deux venaient en solo, l’occasion d’une plus grande intim­ité… Et d’un Kim qui avait mangé du clown. Niveau musique : tou­jours la pêche, un univers foutraque franche­ment jouis­sif et de l’énergie à reven­dre. Jamais avare, Kim est une bête de scène. Si vous ne l’avez jamais vu, cour­rez à son prochain con­cert. Dans le genre bête de scène, mais dans un reg­istre plus féminin, suiv­ait Cléa. Plus de grâce dans la présence scénique. Elle porte dans ses ondu­la­tions sa musique fraiche et pop, accom­pa­g­née de son sim­ple Iphone. Der­rière son clavier, celle qui a fait couler de l’encre nous invite dans son ambiance retro et ses mélodies mali­cieuses. Amputée de ses musi­ciens, la pop de Cléa Vin­cent parait un poil lim­itée. Un poil, seule­ment, puisqu’on finit tou­jours par se déhancher et espérer une prochaine sor­tie d’album.

Sur cette mise en bouche arrivent les choses sérieuses avec Michelle Blades. Car la soirée avait avant tout pour but de présen­ter son nou­vel album, Ataraxia. Sur scène, cinq musi­ciens, en ligne, comme si Michelle avait refusé de jouer perso. La famille, tou­jours: on retrouve bien là cet esprit con­vivial de Mid­night spé­cial. En musique aussi, les gen­res fusion­nent et les accords explosent. Si l’Ataraxia est syn­onyme de tran­quil­lité, on frise la schiz­o­phrénie. Les sons décoif­f­ent, mais une douce euphorie émerge. Bercé par le chant, le pub­lic bal­ance la tête en coeur. La part belle est faite à l’expérimentation, s’y pose un tim­bre de voix qui sur­prend, avant de se révéler tout sim­ple­ment bien plus beau que ceux aux­quels nos oreilles sont habituées. Nul doute que Michelle Blades mérite de rem­plir deux, trois, dix fois le Point Ephémère.

This is Avalanche clôt le spec­ta­cle avec une nou­velle for­ma­tion à qua­tre. Faut-​il le répéter, à plusieurs, c’est tou­jours meilleur. Donc le groupe a fait peau neuve et présente un EP(https://​sound​cloud​.com/​t​h​i​s​i​s​a​v​a​l​a​n​c​h​e​/​s​e​t​s​/​t​h​i​s​-​i​s​-​a​v​a​l​a​n​c​h​e​-​e​p​2), en français. A l’image du clavieriste (https://​sound​cloud​.com/​m​a​t​t​h​i​e​u​s​c​h​m​i​t​t​e​l), pieds nus sur scène, les textes gag­nent en poésie. Une vague psy­chédélique qui a englouti le pub­lic, notam­ment avec le dernier morceau fleuve, « écho » (qui hélas n’est pas sur l’EP). 12 min­utes de mon­tée en puis­sance d’une rare inten­sité. Les lumières se sont ral­lumées sur une salle scotchée, dom­mage pour ceux qui étaient déjà partis…

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